On parle de déni de grossesse quand la femme n’a pas conscience qu’elle est enceinte.

Cependant on distingue le déni de grossesse partiel, quand elle prend conscience de son état pendant sa grossesse, et le déni total où elle découvre sa grossesse au moment même de l’accouchement.

D’après l’AFRDG (association française pour la reconnaissance du déni de grossesse), on compte actuellement un déni partiel sur 400 à 500 grossesses et un déni total sur 2500 grossesses.

C’est un phénomène qui touche les femmes de toutes catégories sociales, saines d’esprit et souvent déjà mères.

Pour tout savoir sur le déni de grossesse, c’est ici :

Des symptômes de grossesse quasiment nuls

Si elle n’a aucune conscience de son état, la femme n’a aucun symptôme lié non plus à sa grossesse comme les nausées du premiers trimestre, les vomissements, la prise de poids, l’arrêt des menstruations…

Cependant, il est possible qu’elle ait des signes révélateurs mais des signes si minimes qu’ils passent souvent inaperçus : par exemple si le bébé bouge cela peut-être perçu par la future maman comme une colique, une légère prise de poids peut-être assimilée à un excès.

Dans le cas d’un déni de grossesse, le corps ne laisse rien paraître au point que le bébé se développe à la verticale, caché derrière les organes de sa mère, dans un utérus lui-même resté vertical. Ce qui explique également le fait que l’entourage, la future mère et son compagnon ne se rendent compte de rien.

Ce phénomène est d’autant plus mystérieux qu’au moment où la femme prend conscience de sa grossesse, son ventre peut se transformer en très peu de temps, souvent en une nuit.

Il semble donc que la psyché prédomine sur le corps lors d’un déni de grossesse.

Les Causes du déni de grossesse

Jusqu’à maintenant le déni de grossesse n’est pas répertorié comme une pathologie, même psychique. Il est surtout considéré comme un symptôme.

Il semble en effet que derrière chaque déni de grossesse il y ait une histoire cachée, souvent douloureuse, qui peut-être récente ou plus lointaine dans la vie de la femme.

La maternité peut-être liée à un décès, un viol, un drame remontant dans l’enfance ou toutes autres histoires tristes. Le déni serait alors un exutoire, une sorte de protection contre un évènement traumatisant vécue par la femme.

Les risques du déni de grossesse

Vivre un déni de grossesse peut être traumatisant pour une femme surtout lorsqu’il s’agit d’un déni total. La femme n’ayant pas préparé la venue de son bébé se retrouve alors désemparée sur le plan psychologique.

Lorsqu’il s’agit d’un déni total, la plupart des bébés naissent dans les toilettes, car l’accouchement est ressentit tout bonnement comme le besoin d’aller à la selle. La mère ne se rend vraiment pas compte qu’elle attend un enfant.

Sur le plan physique, cela peut-être dangereux par manque de soins pour la mère qui encourt une hémorragie mais également pour le bébé qui parfois se retrouve avec un traumatisme crânien.

Mais plus grave encore, il peut aussi arriver que la mère soit choquée et prise de panique. Cela aboutit parfois à un infanticide.

Quelles solutions pour ce phénomène ?

Sur le plan médical, le déni de grossesse n’est pas vraiment reconnu. Il en résulte un manque d’informations auprès de la population et auprès du personnel médical. La mère n’est pas prise en charge comme il le faudrait.

Il existe cependant une association, l’AFRDG (Association française pour la reconnaissance du déni de grossesse), présidée par le docteur Navarro qui se bat pour une meilleure reconnaissance du déni de grossesse afin que les mères puissent bénéficier d’une prise en charge adaptée à leur cas.


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