30 000 à 40 000 personnes souffrent d’anorexie en France.

L’anorexie, c’est l’arrêt ou la diminution de l’alimentation, par perte d’appétit ou refus de se nourrir.

L’anorexie peut générer des troubles de fertilité comme l’aménorrhée, ou un cycle menstruel irrégulier. Mais l’absence de menstruations n’empêche pas tout le temps de tomber enceinte. Une fois guérie de l’anorexie, les cycles redeviennent réguliers si bien sûr ils l’étaient avant de souffrir de cette maladie.

Voyons ensemble comment concilier désir d’enfant et anorexie.

L’anorexie et la grossesse

Selon une étude menée par les chercheurs du King’s College London, les femmes ayant souffert de troubles alimentaires comme l’anorexie auraient plus de mal à tomber enceintes.

De plus elles ont plus recours à la PMA (Procréation Médicalement Assistée) que les autres femmes.

En effet, les carences alimentaires et un sous-poids peuvent influencer l’équilibre hormonal et empêcher l’ovulation ce qui rend difficile la conception de bébé.

Si la grossesse peut diminuer les symptômes d’anorexie chez certaines femmes, la maladie peut aussi s’aggraver. En effet, il peut être difficile de prendre du poids (perte du contrôle de la prise de poids, ce qui peut être anxiogène) et de voir son corps se déformer.

Il est donc important de consulter un médecin avant ou pendant sa grossesse. Une aide psychologique ou thérapeutique est également conseillée.

Les conséquences de l’anorexie sur la grossesse

L’anorexie mentale non traitée peut avoir des conséquences sur la mère et l’enfant :

  • Bébé de petit poids à la naissance
  • Fausse couche
  • Accouchement prématuré
  • Retard de croissance intra-utérin
  • Malnutrition fœtale
  • Malformations congénitales
  • Hypertension, etc.

Les troubles alimentaires augmentent également le risque de dépression post-partum.

Le suivi psychologique est donc important même après la grossesse surtout si la jeune mère ressent des difficultés au moment des repas : difficultés lors de la mise en place de l’allaitement, hésitations quant à la durée des repas et leur composition.

Les personnes souffrant d’anorexie ou ayant souffert d’anorexie doivent être suivies tant sur le plan psychique que somatique et obstétrical afin de repérer les difficultés liées à la grossesse ou à la suite de l’accouchement. Une prise en charge adaptée pourra être proposée à la patiente : réunion de soutien, suivi psychologique, prise d’antidépresseurs, suivi diététique…


Recherches qui ont permis de trouver cet article:

  • anorexie mentale fertlité
Tagged with: