On constate depuis quelques années une augmentation des problèmes d’infertilité et du nombre de couples qui se tournent vers la procréation médicalement assistée.

Si beaucoup de facteurs sont mis en cause dans cette diminution de la fertilité, il y en a un de taille qui mérite toute votre attention : la pollution environnementale.

En effet, nombreux sont les spécialistes qui s’accordent à dire que les substances toxiques présentes dans l’environnement peuvent jouer un rôle important dans l’infertilité aussi bien masculine que féminine.

Pollution et fertilité : des faits alarmants !

Chez les hommes, on remarque une détérioration de la qualité de leur sperme au fil des années, qui se traduit par une baisse de la mobilité des spermatozoïdes ainsi qu’une baisse de leur nombre. Si au cours des années 1950 on comptait encore 100 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme, on n’en compte plus désormais que la moitié.

La femme également voit sa fertilité diminuer. Selon l’Observatoire de l’épidémiologie de la fertilité, près de 10% des femmes consultent après 1 an de veines tentatives d’avoir un enfant. Le plus souvent, il s’agit de cas d’infertilité inexpliqués.

Plusieurs études ont déjà été menées sur l’impact de la pollution environnementale sur la santé humaine. Aujourd’hui, on sait que les polluants chimiques contenus dans l’environnement sont pour la plupart des perturbateurs endocriniens responsables de la détérioration des fonctions reproductrices et de la fertilité.

Où se cachent les produits toxiques ?

Difficile d’y échapper car ils sont présents partout : sur votre lieu de travail, dans votre habitation, dans l’air que vous respirez, dans l’eau… Cela n’est pas sans incidence sur la faune et la flore également, ce qui affecte les aliments que vous ingérez.

Une étude britannique effectuée sur des poissons, parue en 2009, a permis de mettre en lumière les effets inhibiteurs de certains produits chimiques sur les hormones mâles. Ce sont des anti-androgènes contenus dans les pesticides et des traitements de maladies graves que l’on retrouve dans les eaux usées puis dans les rivières.

La consommation d’une eau polluée en pesticides, en hormones, et autres toxiques pourrait donc entraîner une baisse de la fertilité.

Respirez de l’air frais

La pollution de l’air n’est pas en reste. La diffusion dans l’atmosphère de produits chimiques industriels, de monoxyde de carbone et de pesticides agricoles amplifie le problème.

Une étude à l’université de Naples a montré que la pollution automobile était sensiblement liée à la diminution de la fertilité par les gaz d’échappement.

Par ailleurs, les pesticides qu’on utilise dans le milieu agricole sont souvent des polluants qui résistent longtemps dans l’environnement comme les organochlorés. C’est le cas notamment du chlordécone utilisé dans les bananeraies antillaises de 1973 à 1993 et qui est à l’origine de la pollution de l’eau et des sols. S’il est classé comme produit cancérigène, il est également mis en cause dans la diminution du nombre de spermatozoïdes et de la fertilité chez l’homme.

Les endocrino-toxiques peuvent se trouver dans la plupart des produits que vous utilisez au quotidien.

Ainsi, dans votre lieu de vie vous pouvez avoir recours très souvent à des aérosols aux arômes artificiels pour chasser les mauvaises odeurs ou les insectes. Vous utilisez aussi certainement :

  • des colles,
  • des produits cosmétiques,
  • des produits nettoyants,
  • des plastiques ou emballages plastiques alimentaires…

On retrouve dans tous ces produits des phtalates, des polychlorobiphényles (PCB), des produits organiques persistants (POP), et de l’éther de glycol qui ont un impact direct sur la santé humaine et les organes génitaux.

Des petits gestes simples qui peuvent vous aider à tomber enceinte d’un bébé en pleine santé

Pour augmenter vos chances de tomber enceinte, changer certaines de vos habitudes s’impose. S’il n’est pas encore possible d’éliminer tous ces produits chimiques de l’environnement, vous pouvez quand même agir dans votre propre environnement afin de limiter leurs conséquences néfastes sur votre santé et sur votre fertilité.

  • Préférez une alimentation riche, variée, saine et bio si possible, qui vous apportera les bons nutriments et micronutriments pour contrecarrer les effets des polluants. Tous les légumes contiennent entre autres des quantités élevées d’antioxydants et de substances chélatrices qui favorisent l’élimination des polluants de votre organisme. Abusez des fruits et des légumes !
  • Prenez soin de laver les fruits et les légumes qui sont souvent empreint de pesticides. Choisissez-les de préférence de saison, bio, pour ingérer le moins possible de résidus toxiques. Si vous ne pouvez pas vous procurer de bio, lavez ou épluchez vos fruits et légumes, surtout les fruits et les légumes qui contiennent beaucoup de produits chimiques.
  • Consommez de l’eau minérale et pratiquez une activité sportive en plein air pour éliminer les substances toxiques.
  • Veillez à utiliser autant que possible les produits naturels ou écologiques pour votre usage quotidien que se soit pour le nettoyage, l’entretien domestique, la lessive ou pour votre usage personnel.
  • Aérez votre maison pour chasser les mauvaises odeurs au lieu d’utiliser les désodorisants.
  • Évitez le plus que possible l’exposition au tabac.
  • Abstenez-vous de chauffer les plats en plastique dans votre « micro-ondes » et d’utiliser des poêles antiadhésives.
  • Évitez d’utiliser les emballages plastiques alimentaires.

En cherchant encore vous trouverez d’autres actions à faire au quotidien pour limiter votre exposition aux polluants chimiques.

Toutes ces recommandations ne pourront pas totalement éliminer la pollution de votre environnement mais elles contribueront à la diminuer et à améliorer votre fertilité.

La tâche paraît un peu compliquée mais le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ?


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